Ni Sarko, ni Ségo...

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jeudi 3 mai 2012

Émotions contrastées

Soir de débat présidentiel quelques jours avant le second tour. Il paraît que c'est un moment important de la démocratie. Les choses semblent jouées, et Hollande devrait être élu dimanche. Pourtant, le goût de l'inachevé et la frustration l'emportent sur le soulagement de ne pas subir cinq années de désastre sarkozyen de plus.

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jeudi 19 avril 2012

Comment voter ?

C'est une question qui peut paraître étrange à moins de quatre jours du premier tour de l'élection présidentielle 2012, mais pour la première fois depuis que je vote, je ne sais pas encore quel bulletin je vais déposer dans l'urne dimanche.

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jeudi 23 février 2012

Le meeting de Sarko à Lille : pourquoi il va perdre

J'ai eu la grande chance d'assister ce soir au meeting lillois de notre roi de la talonnette, Nicolas 1er, qui rêve de devenir Nicolas 2. Il va perdre, et voici pourquoi.

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lundi 10 octobre 2011

Anti-sarkozysme primaires

Non, mon orthographe ne s'est pas brutalement dégradée. Quelques notes débridées sur le premier tour des primaires socialistes, exercice révélateur de l'exaspération profonde à l'encontre du mégalo court sur pattes.


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dimanche 2 octobre 2011

Opération Borloo achevée - ou presque

Borloo pas candidat ? Une évidence, que l'on pouvait prévoir, un non-pacte avec Sarkozy, et finalement une bonne nouvelle.

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mercredi 21 septembre 2011

Les mots du libéralisme : rassurer les marchés

Rassurer les marchés: expression très en vogue en 2010-2011, promis à un avenir radieux. Horizon ultime de toute politique économique. La Bourse (avec ses majuscules, La Bourse, comme pour Dieu) baisse, il faut "rassurer les marchés". Des mesures sont prises, bien évidemment dans le sens d'un appauvrissement à la fois du secteur public et des particuliers, alors, miracle, La Bourse remonte. Mais la seconde d'après, nouveau caprice, "les conditions de la confiance et de la croissance ne sont pas réunies", entend-on. Re-plouf de sa seigneurie La Bourse. Donc re-mesure d'austérité, qui ne peut que créer de la pauvreté, donc pas de croissance. Le serpent se mord la queue, et le château de cartes s'effondre peu à peu sous la pression de capitalistes trop gourmands, qui veulent tester dans un jeu pervers la capacité qu'ils ont à diriger la politique des États.

L'expression témoigne d'un mécanisme linguistique fort intéressant, avec deux termes aussi fumeux l'un que l'autre. Rassurer : mais pourquoi faudrait-il "rassurer" les marchés ? Sont-ils comme l'enfant qui a peur du loup ? Besoin d'un petit câlin ? De tendresse ? D'être réconforté ? Les marchés sont plutôt supposés faire preuve de la logique la plus froide et la plus implacable, celle des chiffres, celle de la main invisible qui régule tout, celle du caractère naturel et auto-régulateur du libéralisme. Ces mythes seraient-ils terminés, dépassés ? Finie, la toute-puissance de la finance ? Elle a besoin d'être "rassurée" ? On a beau chercher, les exemples d'investisseurs qui ont fait faillite, ou qui ont tout perdu sont des plus rares actuellement. Les investisseurs s'en sortent toujours, mais pas les particuliers ou les PME. Eux peuvent tout paumer, eux peuvent réellement se retrouver dans la mouise... Eux auraient besoin d'être rassurés.

Second terme plus qu'ambigu, "les marchés". C'est au moins une double figure de style : métonymie et personnification. Admirable vision des marchés en tant qu'entité unique, humanoïde, dotée de sentiments, capable de se déterminer. De se déterminer, mais avant toute chose de déterminer les mesures qui seraient à même de redresser la situation. On a ainsi constitué, à partir d'une multitude de financiers qui tirent chacun pour soi, un organe politique à part entière, puisqu'à chaque fois qu'il s'agit de "rassurer les marchés", c'est immanquablement de programme politique qu'il s'agit. Moins d'éducation, moins de charges, moins d'impôts, moins de services publics, des retraites plus tardives et plus petites, etc, etc. On peut voir dans "les marchés" une appellation new-look de la lutte des classes, où la classe des financiers et des grands patrons dirait merde à toutes les autres.

"Rassurer les marchés" est une invocation, un mantra. Toujours plus pour la finance, toujours plus, sinon le système s'effondrera. Mais en faisant les quatre volontés de la finance, dans une crise du système, on ne fait qu'accélérer l'effondrement. Jusqu'ici, tout va bien.

Synonymes : capituler, baisser son froc, faire preuve de faiblesse, se laisser berner, ne pas voir plus loin que son nez, filer droit dans le mur, appliquer aveuglement la doctrine libérale.

lundi 9 mai 2011

Agitation, révélation

8 mai 2011. Commémoration de l'armistice 1945. Notre petit président commence son discours, quand un élu communiste de Lanester se lève et crie : "votre politique est une insulte aux valeurs de la résistance. C'est la mort de la liberté, de l'égalité et de la fraternité".

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