lundi 10 octobre 2011
Anti-sarkozysme primaires
Par L'anti-effet Barnum le lundi 10 octobre 2011, 23:43 - Ségo
dimanche 2 octobre 2011
Opération Borloo achevée - ou presque
Par L'anti-effet Barnum le dimanche 2 octobre 2011, 23:59
mercredi 21 septembre 2011
Les mots du libéralisme : rassurer les marchés
Par L'anti-effet Barnum le mercredi 21 septembre 2011, 20:06 - Les mots du libéralisme
L'expression témoigne d'un mécanisme linguistique fort intéressant, avec deux termes aussi fumeux l'un que l'autre. Rassurer : mais pourquoi faudrait-il "rassurer" les marchés ? Sont-ils comme l'enfant qui a peur du loup ? Besoin d'un petit câlin ? De tendresse ? D'être réconforté ? Les marchés sont plutôt supposés faire preuve de la logique la plus froide et la plus implacable, celle des chiffres, celle de la main invisible qui régule tout, celle du caractère naturel et auto-régulateur du libéralisme. Ces mythes seraient-ils terminés, dépassés ? Finie, la toute-puissance de la finance ? Elle a besoin d'être "rassurée" ? On a beau chercher, les exemples d'investisseurs qui ont fait faillite, ou qui ont tout perdu sont des plus rares actuellement. Les investisseurs s'en sortent toujours, mais pas les particuliers ou les PME. Eux peuvent tout paumer, eux peuvent réellement se retrouver dans la mouise... Eux auraient besoin d'être rassurés.
Second terme plus qu'ambigu, "les marchés". C'est au moins une double figure de style : métonymie et personnification. Admirable vision des marchés en tant qu'entité unique, humanoïde, dotée de sentiments, capable de se déterminer. De se déterminer, mais avant toute chose de déterminer les mesures qui seraient à même de redresser la situation. On a ainsi constitué, à partir d'une multitude de financiers qui tirent chacun pour soi, un organe politique à part entière, puisqu'à chaque fois qu'il s'agit de "rassurer les marchés", c'est immanquablement de programme politique qu'il s'agit. Moins d'éducation, moins de charges, moins d'impôts, moins de services publics, des retraites plus tardives et plus petites, etc, etc. On peut voir dans "les marchés" une appellation new-look de la lutte des classes, où la classe des financiers et des grands patrons dirait merde à toutes les autres.
"Rassurer les marchés" est une invocation, un mantra. Toujours plus pour la finance, toujours plus, sinon le système s'effondrera. Mais en faisant les quatre volontés de la finance, dans une crise du système, on ne fait qu'accélérer l'effondrement. Jusqu'ici, tout va bien.
Synonymes : capituler, baisser son froc, faire preuve de faiblesse, se laisser berner, ne pas voir plus loin que son nez, filer droit dans le mur, appliquer aveuglement la doctrine libérale.
lundi 9 mai 2011
Agitation, révélation
Par L'anti-effet Barnum le lundi 9 mai 2011, 22:57 - Sarko
8 mai 2011. Commémoration de l'armistice 1945. Notre petit président commence son discours, quand un élu communiste de Lanester se lève et crie : "votre politique est une insulte aux valeurs de la résistance. C'est la mort de la liberté, de l'égalité et de la fraternité".
dimanche 24 avril 2011
La connerie se peint aussi en vert
Par L'anti-effet Barnum le dimanche 24 avril 2011, 23:10
samedi 19 février 2011
Les mots du libéralisme : grogne
Par L'anti-effet Barnum le samedi 19 février 2011, 19:36 - Les mots du libéralisme
Grogne : désigne toute protestation contre l'ordre établi, que ce soit dans le secteur privé ou le secteur public. On appréciera particulièrement la finesse du vocabulaire et toute la manipulation que ce terme transporte. La grogne est forcément indéfinie, floue, mal exprimée, on imagine tout de suite les quelques mots incompréhensibles que l'on murmure entre ses dents, et qui sont plus un signe de mauvaise humeur qu'autre chose. C'est exactement cela : pas une véritable opposition, de la mauvaise humeur, quelque chose de non constructif, de passager, qui tient de la mauvaise volonté.
Dans le règne animal, c'est le cochon qui grogne. Ce n'est pas un hasard.
L'usage de ce terme fortement connoté est généralisé dans les médias dominants, c'est LA formule consacrée pour toute protestation. Or neuf fois sur dix, les mouvements relatés (figés dans l'expression rituelle "mouvement de grogne", qui achève de discréditer les grognards) ne sont pas flous et superficiels. Ce sont des oppositions manifestes, des résistances, des grèves, des contestations, des revendications - la langue française n'est pas à cours d'équivalents plus riches et plus descriptifs. En février 2010, la fronde de tout le pouvoir judiciaire contre une énième attaque du président Sarkozy, qui considérait le pouvoir judiciaire responsable de l'assassinat d'une jeune femme par un violeur récidiviste, était un mouvement rare (donc pas le fait de râleurs impénitents), porté par des individus sur-diplômés, au discours précis, étayé, factuel. Tout sauf de la grogne...
lundi 22 novembre 2010
Le remaniement qui n'en était pas un
Par L'anti-effet Barnum le lundi 22 novembre 2010, 00:22 - Sarko
Ainsi depuis le 14 novembre 2010 le nouveau Premier Ministre de la France, ô surprise, est François Fillon. Et ô surprise, les changements dans le gouvernement ne sont que très minoritaires. Alors pourquoi une telle comédie ? Une semaine après le remaniement, il est temps d'y revenir à tête reposée.
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