C dans l'air : la désobéissance civile selon Dominique Reynié
Par L'anti-effet Barnum le jeudi 18 décembre 2008, 19:42 - Lien permanent
Ou comment un idéologue du libéralisme réinvente un concept fondamental de la démocratie, le 18 décembre 2008 en direct dans l'émission C dans l'air sur France 5.
Le titre de l'émission est "Révolte et désobéissance civile". Le contexte : d'un côté, la Grèce poursuit dans son insurrection généralisée, qui était partie de la jeunesse urbaine mais qui s'étend maintenant à la Grèce rurale et aux "non-jeunes" ; de l'autre, le climat social en France, qui se dégrade, sous l'impulsion des lycéens combatifs, à cause des fameuses réformes, qu'elles viennent de Xavier Darcos ou des plans de relance sarkozystes privilégiant les grandes entreprises et les banques aux citoyens. La situation est critique, le mécontentement est partout.
Dès les premières minutes, Dominique Reynié, le politologue adulé des médias, nous livre son interprétation du recours à la désobéissance civile exercé par plusieurs centaines d'enseignants partout en France (ils occupent leurs écoles, collèges et lycées). Selon lui, les enseignants ne savent pas de quoi ils parlent en évoquant la désobéissance civile, dont le concept a été inventé lors de la guerre du Vietnam. Il s'agissait alors des soldats qui refusaient d'aller se battre pour une cause qu'ils estimaient injustifiée. Donc, cela n'a rien à voir avec la situation actuelle, et il est irresponsable d'utiliser ce terme.
Tiens. Étrange. Dans mon esprit, la désobéissance civile rime avec Henry Thoreau, avec Gandhi, et même avec Saint-Thomas d'Acquin (summa theologica). Autrement dit, cela remonte beaucoup plus loin que la guerre du Vietnam, et les sources sont autrement plus vertueuses. Un petit coup d'oeil à l'encyclopédie collaborative Wikipedia... et nous voilà fixés. Dominique Reynié réécrit l'Histoire. Il nous prend pour des cruches.
D'ailleurs, il en a conscience. Malheureusement pour lui, Noël Mamère, interviewé quelques minutes plus tard, cite Thoreau. Reynié essaie de se reprendre, dit qu'il connaît, écorche le nom, mais revient toujours sur la même intention : dissuader tous ceux qui voudraient s'inspirer de ce principe de désobéissance civile. Cela reste quand même un usage abusif, utilisé à des fins de communication. Selon lui, tant que l'on reste passif, c'est convenable, mais dès que l'on sort du cadre de la loi, on va vers la violence. Dominique Reynié a visiblement ce concept dans le collimateur.
Mais dans quel but ? En fait, tout son propos vise à empêcher que les citoyens ne s'expriment en-dehors des voies identifiées et contrôlées (les médias, les syndicats, les partis politiques). Il semble que sa hantise est que le mouvement soit spontané, vienne de la base, comme c'est le cas en Grèce. Pour en finir avec ce petit incident bien révélateur de l'air du temps, rappelons ce que dit l'article 2 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, à propos des "droits naturels et imprescriptibles de l'Homme" : "Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression." Oui, il y a actuellement une oppression du peuple venant du gouvernement français. Et la résistance à cette oppression est nécessaire. Sans cela, pas de gouvernement par le peuple. Pas de démocratie.
Quelques instants après, Christophe Barbier nous décrit Nicolas Sarkozy comme n'étant "pas un vrai libéral". Bel exercice de négation de l'évidence. En une émission de presque une heure, au moins deux tentatives évidentes de manipulation. Voilà comment l'élite politico-médiatique ment, jour après jour, aux Français.
Commentaires
Si vous voulez vous rendre compte par vous-mêmes (recommandé) : http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1044
Cher Monsieur, ma référence a la guerre du vietnam comme moment de théorisation de la désobéissance civile était une indication implicite à l'oeuvre de Rawls, difficile à citer dans une émission de grande écoute. Rawls, comme vous le savez si vous vous intéressez à la question, reprend toute la tradition théorique du droit de résistance et de la désobéissance civile pour l'appliquer au cas très singulier des régimes démocratiques. Cela n'a donc rien à voir avec de l'oppression -à ce jour, personne en France ne vit sous un régime d'oppression ou alors les mots n'ont pas de sens. Votre référence à Saint-Thomas est étrange. Il défend un droit d'insurrection mais fondé sur l'irrespect de la loi divine (c'est l'une des références théoriques des commandos anti-avortement). Thoreau ne voulait pas payer un impôt qui servait à financer une guerre. Ghandi luttait contre un pouvoir colonisateur. Vous montrerez difficilement que le mécontentement des enseignants, que je peux comprendre, les amène légitimement sur le terrain de la "désobéissance civile"... Une grève, oui, mais une désobéissance civile, non. En régime démocratique, lorsqu'il existe des représentants syndicaux, la liberté d'opinion, des partis politiques, le suffrage universel, le droit de grève, le droit de manifester, des voies de recours juridiques nationales et européennes, une Loi fondamentale, le pluralisme des médias, un droit d'association, etc.., là où donc il est impossible de constater une situation d'oppression, la désobéissance civile ne peut être invoquée légitimement. C'est un abus de langage. En revanche, la désobéissance pure et simple est de fait possible, de même que l'insurrection, l'émeute, etc. (mais de fait et non de droit). En vous remerciant de l'attention que vous portez à ce commentaire, bien à vous, Dominique Reynié.
Eh bien mes amis, il faut que ce billet de nsns ait sacrément tapé dans le mille pour que le grand Dominique Reynié vienne en personne défendre sa vision conservatrice de la désobéissance civile...
Mille mercis, Monsieur Reynié, de me faire l'honneur de ce commentaire. Ceci dit, loin de convaincre, celui-ci vous enfonce encore un peu plus. Une chose amusante avant tout : je remarque que votre façon d'argumenter consiste à reprendre les mêmes expressions, les mêmes termes. J'ai connu, dans un autre milieu, un individu qui procédait de la sorte, et pour l'avoir suffisamment côtoyé, je me suis vite rendu compte que cette incapacité chez lui à aller plus loin dans la construction de sa pensée (il en revenait encore et toujours aux mêmes formulations) était due à ce qu'il savait sa position tellement intenable qu'il n'avait d'autre choix que de se cantonner aux deux ou trois sophismes qui lui donnaient l'impression d'avoir raison. Car finalement, vous ne faites dans ce commentaire que ressasser les propos tenus sur le plateau de C dans l'air. Rassurez-vous, j'avais bien saisi la première fois.
D'abord, sur la guerre du Vietnam, pourquoi ne dites-vous pas simplement : "en effet, sur ce coup-là, je me suis planté, je voulais simplement montrer que je n'approuve pas la désobéissance civile dans ce cas" ? Cela aurait été honnête, non ? Pourtant, vous vous entêtez, et me sortez une pseudo-référence pédante, pour essayer de dire : "mon argument était savant, enfin, comment n'avez-vous pas vu John Rawls derrière mes propos ?" Eh bien, non, je ne l'avais pas vu. Et je ne rentrerai pas dans un débat sur Rawls, qui n'est pas un de mes philosophes favoris, loin s'en faut. Parce que c'est complètement hors sujet.
Non, venons-en à des points plus intéressants. Vous essayez, cher Dominique Reynié, de vendre une désobéissance civile à géométrie variable. C'est à dessein que j'ai cité Thoreau, Saint-Thomas et Gandhi. Justement parce qu'ils n'ont pas grand-chose à voir. Leur désobéissance civile n'a qu'un seul point commun : ils ont enfreint des lois ou des principes que leurs autorités de référence avaient imposé, à tort pensaient-ils. L'autorité était de nature différente, leur réponse face à cette autorité était de nature différente. Que les anti-avortement (pour qui je n'ai pas une estime démesurée, vous l'avez deviné) se servent de ce droit à la désobéissance civile, eh bien tant mieux. Je leur reconnais ce droit, je suis heureux qu'ils s'en servent, je suis heureux qu'ils puissent appeler cela de la désobéissance civile.
La seule condition pour pouvoir qualifier un acte de désobéissance civile, est de nous trouver face à une mesure d'une autorité, et des citoyens qui décident de ne pas appliquer cette mesure. Que ce soit contre l'obligation d'aller se sacrifier dans une guerre injuste, contre une loi liberticide, ou contre l'obligation de peler les petits pois un à un avec le manche d'une fourchette avant de les manger, c'est exactement pareil : si la réaction est de ne pas appliquer la loi, c'est de la désobéissance civile. Vous n'approuvez pas le mouvement des enseignants, d'accord. Par ailleurs, dites-le, un débat de fond serait possible, ce que vous semblez vouloir occulter. Mais surtout, vous leur refusez la possibilité de donner à ce mouvement le seul nom qui lui sied. Et je reviens sur un terme que vous employez : "mécontentement" (terme qui rentrera bien évidemment dans mon petit dictionnaire des mots du libéralisme). Pour le coup, vous commettez un abus de langage. Ce n'est pas de la grogne, leur mouvement n'a rien a voir avec le fait d'être content ou pas content. Ils sont en désaccord, contestent, voire se révoltent. Ce n'est pas le mouvement d'humeur de quelques décérébrés, mais la réaction construite et motivée d'individus doués de grandes capacités intellectuelles et d'une connaissance profonde des enjeux de leur métier. S'ils en sont là, à imaginer un mode d'action qu'ils se refusaient à envisager auparavant, n'est-ce pas signe que la situation est grave ? Écoutez-les un peu, au lieu de les empêcher d'exprimer leur vision du futur de la France.
Autre point crucial : je vais sûrement vous choquer, mais nous ne sommes pas loin de l'oppression. La démocratie n'est pas un concept figé. Il existe plusieurs conceptions de la démocratie, et nous sommes au plus fort d'une conception où l'opinion des classes dominantes (oui, classes, je sais, j'espère que vous allez me reprendre, parce que j'ai du biscuit pour vous répliquer) est devenue la seule acceptable, et que cela commence furieusement à ressembler à de la monarchie déguisée. L'oppression est là, celle qui vise à s'essuyer les pieds sur tout ce qui travaille dans le public, sur tout ce qui n'adhère pas parfaitement au moule du libéralisme. Vous recommandez la grève, mais uniquement parce que vous savez que ce droit fondamental (cf. ce que j'en disais il y a quelque temps) est bien entamé, et que la grève ne joue plus son rôle de contre-pouvoir. Tous les autres contre-pouvoirs que vous citez, TOUS, sont attaqués et gravement menacés depuis 2002. Si vous le souhaitez, nous pouvons reprendre la liste ensemble, ce serait assez amusant.
J'irai plus loin encore. En refusant d'accorder aux enseignants la légitimité d'un désaccord avec le gouvernement au point d'enfreindre la loi, vous êtes en train de leur priver d'une des dernières libertés qui leur reste. Je vois en vous un liberticide qui sommeille (enfin, il ne sommeille que d'un œil), un adorateur de l'ordre et de la discipline, droit dans ses bottes. Mais vous ne ferez jamais adhérer la France entière aux fameuses "réformes libérales", et c'est bien heureux. Je ne doute pas que les prochains "mouvements sociaux" (tiens, encore un terme à incorporer à mon dictionnaire des mots du libéralisme) sauront vous prouver qu'il existe une façon de s'opposer sans aller jusqu'à l'insurrection ou à l'émeute. Mais je vais vous dire, s'il fallait en arriver à ce qui se passe en Grèce actuellement, ce serait un magnifique signe de la puissance du concept de démocratie. Le pouvoir au peuple. Et jamais contre le peuple.
Restez connecté, revenez sur ce modeste blog régulièrement, cher Dominique Reynié, car j'ai une promesse à vous faire, la main sur le cœur : dans quelques jours ou quelques semaines, comme je l'ai déjà annoncé, je vous consacrerai un billet entier. Parce que vous le méritez amplement. Et j'accueillerai alors vos commentaires avec la plus grande joie du citoyen qui aime et respecte la contestation.
Je viens sur votre blog parce que c'est la principale réaction qu'on trouve sur Google à cette émission de c-dans-l-air que j'avais appréciée car j'y avais vu et entendu une des rares occasions de démontage de l'argumentaire habituel de Mamère et Bové.
J'avais tellement apprécié les interventions de Reynié et de Barbier que j'avais pris le soin de les retranscrire, sachant que le débat des émissions de c-dans-l-air n'est jamais archivé (votre lien ci-dessus).
Aussi j'ai retranscrit le dialogue dans la partie qui m'intéressait, c-a-d, les réactions à l'interview de N. Mamère:
Yves Calvi: Dominique Reynié, vous bougonniez en écoutant Noël Mamère, pourquoi?
D.Reynié: Enfin, moi, je suis frappé parce que je trouve ça vraiment irresponsable: sur un air bonhomme, quand on est député de la République, maire d'une commune, considérer qu'il est possible d'en appeler à la désobéissance comme un acte normal de la vie démocratique, c'est absolument
irresponsable. Demain, Noël Mamère verra ses administrés refuser de payer l'impôt municipal, désobéir donc à Noël Mamère parce qu'il vont avoir un différent sur l'application de l'impôt municipal ou sur une indemnisation générale et Noël Mamère fera quoi dans ce cas? Il enverra la police évidemment, il fera jouer la justice fiscale dans toute sa sévérité évidemment. Il dit "j'arrache des plants, je suis non-violent", je suis désolé, la désobéissance civile, si on veut s'y référer, y-compris Henri David Thoreau auquel il fait référence, c'est la non-violence absolue. Arracher des plants c'est détruire la propriété de l'autre et c'est un acte purement violent. La désobeissance civile, c'est l'inaction, on refuse de faire quelque chose, on refuse d'aller à la guerre, de payer l'impôt, mais on ne va pas chez l'autre pour arracher ses plans parce qu'on est contre.
Yves Calvi: Il dit exactement le contraire: il dit "moi, je suis non-violent et réformiste".
Dominique Reynié: Mais non!
Yves Calvi: Attendez... je vous dis: voilà ce qu'il nous explique: ce n'est pas encore le Gandhi de Bègle... mais...
Dominique Reynié: ...il donne un exemple de ce qu'il a fait: il dit: "quand je vais arracher des plants"...
Yves Calvi: Il est à la limite de la rupture: il joue avec la limite pour des causes qu'il estime justes.
Dominique Reynié: Non mais c'est un délit d'arracher ou de détruire des propriétés, c'est un délit aujourd'hui. Il est député quand même: il fait la loi quand même! M'enfin, moi, je trouve que c'est quand même invraisemblable qu'un membre de l'Assemblée Nationale qui n'est pas un membre d'un parti absolument révolutionnaire... c'est un écolo.
Yves Calvi: J'entends bien mais vous êtes d'accord pour dire, qu'au minimum, ça fait tache d'huile dans les esprits, c'est-à-dire que Noël Mamère qui a été le présentateur de notre journal télévisé, qui a fait une carrière de responsable politique, il est juste à la bordure de là où ça fait mal en ce moment.
Dominique Reynié: Ah ! oui! oui! et je pense qu'il joue un rôle non-négligeable dans, j'espère qu'il en a conscience, dans le fait qu'on peut aussi avoir un basculement avec cette idée que désobéir est, au fond, un droit naturel que nous avons tous et que nous pouvons, les uns et les autres, nous mettre à désobéir au motif, qu'en effet, la situation est assez compliquée, que ça s'est dégradé, que, en effet, il y a eu des provocations de la part de membres du Gouvernement, voire, que le chef de l'état a été bien maladroit et, qu'à ce titre-là, nous pouvons, au fond, nous réapproprier ce droit naturel de ne plus être avec les uns et les autres.
Christophe Barbier: Le raisonnement de Noël Mamère est très spécieux parce qu'il nous dit: il n'y a pas de débat politique, donc, pour mes actions, je provoque un débat politique. Mais c'est faux! Sur les OGM, il y a eu un débat politique profond, puissant dans l'opinion et dans l'assemblée nationale. Ca a même plutôt tourné au vinaigre pour le gouvernement pendant un certain temps. De la même manière il nous explique qu'il ne veut pas remettre en cause la démocratie. Mais c'est ce qu'il fait, par ses actions. Il considère qu'ayant perdu le débat politique parce qu'il n'a pu gagner les élections ou qu'il n'a pas gagné le vote à l'assemblée, il va le contourner, le dépasser, le rendre obsolète en étant dans l'action hyper médiatique et c'est pareil avec José Bové qui a été condamné, re-condamné, qu'aurait du être un peu emprisonné après les présidentielles et qui y a échappé parce que son coût médiatique est plus fort que la justice et que le contrat social. Donc ils sont bien dans la remise en question de la légitimité démocratique et c'est un des traits communs au mouvement qu'on voit en ce moment: on conteste la légitimié de Nicolas Sarkozy.
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Sur mon blog (agonieautomobile.blog.fr) il y a aussi mes commentaires et ceux d'un internaute visiteur.
Grand merci pour votre transcription, M. LécoLomobiLe, vous apportez de l'eau à mon moulin !
Regardez comme votre point de vue est biaisé : vous n'avez eu qu'une envie, c'est celle de trouver des arguments contre Bové et Mamère. Ce faisant, vous vous êtes retrouvés complice de l'idéologie néo-libérale.
Le noeud de votre argument, si je le comprends bien, est qu'il faut se battre pour ses idées, certes, mais ne jamais désobéir à la loi. C'est aussi ce que le duo Barbier-Reynié assène méthodiquement. "La désobéissance civile, c'est l'inaction", dit textuellement Reynié. Terme incroyable : pas la non-violence, pas l'action juridique, pas l'action démocratique. Non, Reynié souhaite que les opposants à la loi soient dans l'inaction.
Autrement dit, en voulant vous opposer à Bové et Mamère, vous vous retrouvez complice de ceux qui souhaitent museler les opposants au néo-libéralisme. Qu'est-ce qui me permet de conclure que Barbier et Reynié sont des suppôts libéraux ? D'abord, le plus simple, renseignez-vous sur la Fondation pour l'Innovation Politique de Reynié. Pour Barbier, figurez-vous que son récent mariage fut un succès. Parmi les invités, une certaine Carla S., pas besoin de vous faire un dessin. Tous deux sont très doués dans l'art de faire paraître naturelles les fameuses réformes.
Leur message : restez de braves petits moutons, surtout ne désobéissez pas à la loi. Avec une telle philosophie, n'importe quelle loi peut passer, et lentement mais sûrement, on s'éloigne de la démocratie. Car le libéralisme ultime est incompatible avec la démocratie : il fait trop de perdants.
Ben oui: je suis "libéral": ça doit être ça qui nous oppose
J'ai trouvé ce forum pour transporter notre discussion sur un "terrain neutre":
http://forums.futura-sciences.com/e...
Tiens, un écolo libéral... c'est un oxymore !
Je décline votre proposition. Comme un bon libéral, vous tournez en rond sans jamais aller jusqu'au bout de vos idées, et vous déplacez le sujet. Un débat bas de gamme sur les OGM, les dogmes scientifiques, c'est complètement hors sujet. Ici, on parle politique, et on parle de désobéissance civile.
D'ailleurs, je n'ai pas eu de réponse de Dominique Reynié, qui m'a paru abandonner un peu vite. Les libéraux seraient-ils à ce point gênés par la désobéissance civile ?